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MERIAM SELLAMI

MERIAM SELLAMI

Noms de domaine : Facebook entre en guerre

On sait le réseau social Facebook très actif en termes d’initiatives et de projets. Pas étonnant donc qu’il soit souvent au cœur de l’actualité. Toutefois, depuis l’automne 2019, on le voit souvent opérer dans l’univers des noms de domaine. Victime de cybersquatting, il a décidé de passer à l’action et de faire entendre que de tels agissements devaient cesser vite.

Facebook s’attaque aux bureaux d’enregistrement de noms de domaine

Depuis de très longs mois, Facebook sait qu’il est une proie chassée par de nombreux voyous du web. Seulement voilà, la firme de Mark Zuckerberg n’est plus disposée à se laisser faire.

Aussi, si elle entend toujours conduire autant d’initiatives au cours des prochains mois, elle entend bien combattre… devant les tribunaux s’il le faut ! Elle l’a d’ailleurs démontré en mars en portant plainte contre NameCheap. Le registrar se voit reprocher d’avoir laissé enregistrer des noms de domaine imitant clairement Facebook. Selon le géant américain, le service proxy du bureau d’enregistrement de noms de domaine NameCheap a ainsi pris soin d’enregistrer « instagrambusiness.com », « facebook-login.com » ou encore « whatsappdownload.site ». Bien évidemment, il savait que ces noms de domaine seraient utilisés de manière illégale.

D’après Facebook toujours, le bureau d’enregistrement aurait refusé de collaborer avec ses équipes. Aussi, face à pareille situation, le réseau social ne verrait pas d’autres issues que des « mesures juridiques » visant à « protéger les gens contre la fraude et les abus de noms de domaine ».

Facebook assume enfin ses choix

En octobre 2019 déjà, Facebook avait intenté une action en justice contre le registrar OnlineNIC. Celui-ci avait trouvé judicieux de mentionner des applications et services de Facebook aux côtés de noms de domaine illégitimes. Son objectif était alors de créer une confusion chez les utilisateurs en tentant de rendre légitime ce qui ne l’est pas…

Ces deux affaires prouvent en tout cas que l’industrie des noms de domaine pense avant tout à ses revenus. En effet, dans pareilles situations, les professionnels du web auraient dû contacter Facebook pour l’informer de tentatives d’abus. Mais il n’en a rien été, voir des cybercriminels usurper l’identité du réseau social et mettre en danger des millions d’internautes en danger n’étant pas suffisant.

Heureusement, la Cour de Justice de Californie s’est, elle, rangée derrière Facebook…

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